avertissement
Ce blog n'est pas en catégorie adulte, mais certains textes ne sont pas adaptés à la lecture des plus jeunes
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Je te regarde. Je tremble. Je ne pleure pas mais mon visage est innondé de larmes. J'ouvre les yeux. Ce n'était qu'un rêve. Tu n'es
pas là. Tu me manques. Je referme mes paupières. Je veux me serrer dans tes bras. Je veux sentir tes baisers. Et ouvrir mon âme. Je. Tu. Un silence. Toi. Moi. L'abstraction. |
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De notre chateau de pierres antiques, s'élevant au fin fond des forêts profondes de la vibrante transylvanie, nous nous tenons les mains, partageons le même regard et voyons le monde nouveau tel qu'il est réellement : une terre brulée par des humains au coeur acide. Et nous savons que la raison était avec nous, ce fameux jour d'automne, où, d'un commun accord, nous avons scellé nos destins ensemble et décidé de laisser tout cela derrière nous. Je me souviens, mes yeux dans les tiens, j'ai indidieusement porté la coupe à tes lèvres afin qu'en premier tu boives le breuvage qui fut notre délivrance. De la voix, perfide, je t'ai encouragé : " Mon amour, tiens, voici la boisson-solution ultime à tous nos maux. Ouvre donc la route vers le monde meilleur, que je puisse t'accompagner sans crainte. Car où que ce soit, si tu t'y trouves, j'y serais bien. " Et sans hésiter une seconde tu t'es exécuté, avalant d'un trait, manquant même, apparement, de ne m'en laisser goutte... Je sais pourtant que ce geste était parfaitement maitrisé, même si tu espérais me faire croire le contraire... Et pourquoi donc te jouer ainsi de moi ?... Puisque sitôt après... Cependant le vent et les feuilles chantaient autour de nous, marquant ainsi leur approbation de notre acte définitif. Dans un dernier râle, encore lucide, tu affirmais, d'une voix devenue presque imperceptible mais d'un ton pourtant absolument déterminé : "Je fais le premier pas, ouvre la marche afin que tu puisses passer facilement... Mais, un dernier conseil avant de partir, très chère... Ne t'avise pas de tenter de me doubler, de m'envoyer par le fond pour ensuite rire à mes dépends... S'il t'en prenais l'envie, sache déjà que par delà la mort tu ne pourrais m'échapper... Je n'aurais alors de cesse de te le faire regretter !" Tandis que tes yeux se fermaient j'eu juste le temps de te répondre, provocatrice et un brin inspirée par l'idée : "Ne me tente pas, cela ne m'avait pas effleuré l'esprit. Mais si tu le prends ainsi... Bon voyage... Et au plaisir de te revoir..."
Cependant, je songeais que quelques écorchures pour te rejoindre ne m'effrayaient guère. Et surtout, je n'aurais manqué pour rien au monde la chance de rester auprès de toi durant l'éternité. D'autant que ne regrettais aucunement ce
que je laissais derrière. Bien m'en a pris, tous deux seigneurs de la nuit, nos deux tempérements intacts comme au premier jour. Je colle mes lèvres sur ta bouche, t'offre un baiser
magistral, approchant mon corps du tien et nous pousse plus loin, tes pas reculants jusqu'à ce qu'une paroi ne nous arrête. Son contact dans ton dos semble te tirer d'un sommeil
hypnotique. Tes yeux, ton visage s'illuminent. Un étrange sourire se dessine sur ta face. Dans une danse amoureuse, tu serres mes poignets et échange nos places. Moi aussi, mes
dents se découvrent : |
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Je regarde le soleil de midi bien en face sans rien craindre, debout et fière. Ses rayons incendiaires percent mes yeux, les
brulent... Et pourtant je ne suis pas aveuglée, jamais je n'ai vu aussi clair qu'en cet instant. Je sais que tu es là, derrière moi, caché dans l'ombre. Je respire ta présence imposante.
Je tressaille. Comment résister au désir de m'agenouiller pour toi, quand ton souffle venimeux glisse dans ma nuque faisant frèmir ma peau, serpentant jusqu'au bas de mon dos pour finir
par se perdre dans ce creux où mon désir prends naissance ?... Mais tu n'en sauras rien... Je fais un autre choix : je me retourne pour cibler ton regard, mon tir est précis : je crève
ton iris, perçant ainsi tes pensées intimes. Surpris, tu ne peux réprimer un mouvement de recul. J'en profite alors pour te bousculer, projetant brutalement mes mains contre ton torse et
ma folie dans tes veines. Tu trébuches et tombes. Je m'avance, menaçante. J'ai l'avantage et compte bien en profiter...
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Ce soir, je m'évade de cette terre sans âme. Ma décision est prise. Maintenant, sans plus attendre, je déploie mes ailes et m'envole
haut dans les airs purs, loin dans le vaste ciel... Un instant de rêve où je plane et respire, liberée de ton emprise...
Mais... Retour à la réalité : brutalement retenue par une chaine invisible, je retombe en errance, à suivre ton ombre... Interminable chemin qui devrait être le tien. Mais où est-tu ? Je suis seule, effarée, perdue dans ta nuit profonde. Un tremblement m'effleure, juste l'onde d'une seconde... Là, je m'effraie de ne rien savoir, d'être aveugle, sourde et muette. Le langage des signes ne me revient pas. Mes émois n'ont cure de ceci et amplifient à loisir cette vibration du creux de ma vie. Et le temps... Effacé volontaire pour te servir, disparaît ; m'empéchant ainsi d'oublier, m'ancrant à jamais dans cette petite parcelle de vie passée. Et les roses d'encens, ensemencent encore... Ainsi me parvient le parfum de tes mains où mes baisers jusqu'à aujourd'hui même, se perdent en vain. Sur le manège infernal, les chevaux de bois tournent en silence. La lumière s'éteinds, les cauchemard s'éveillent... Dans un coin, j'apperçois tes yeux briller d'une lueur étrange et ton coeur rougeoyer... Tandis que le mien cogne à se rompre. Et puis, l'instant d'après, enfin, tu es là ! Eclaire moi un peu de ta voix... Les ombres diminuent, reculent et s'enfuient devant toi. Apeurée, épuisée, je viens me blottir près de toi, au creux de tes bras. Emmène moi, loin, très loin d'ici.
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Bulle d'inexistence, je nais à la réalité dansante au contact de tes lèvres, lesquelles me transportent sur le chemin de la vie. Accrochée à tes pas, de ma route je dévie, fuyant cet ancien moi qui n'était plus, déjà... Juste de nouveau "Je" et le jeu m'endort dans tes bras... M'éveille autre auprès de toi. L'amour me submerge du désir de ta peau. je m'enfonce en toi, en sors grandie d'un regard nouveau... Le tien éclairant ma voie d'une lumière différente, étrange et troublante étreinte des sens. Mon corps pour vision d'un autre état de conscience... Et le tien pour preuve d'amour. De cette autre réalité, j'importe un super-flux... Pas si insignifiant qu'il semble de prime abord. Je tremble encore. J'ai froid et peur. Je meurs... La pluie gelée me transperce jusqu'aux os, brulant mes chairs, noyant mon âme. Et mes larmes salée, invisibles sous toute cette eau prétenduement douce... Creusent, érodent mon fort intérieur (par quel miracle mes fondations tiennent-elles encore ? )... Les sentinelles basées là n'ont pas fait leur travail... Dormaient-elles ? Comment ont-elles pu ne pas le voir arriver ? L'ennemi est entré par la grande porte. Sorti par la petite. Laissant un domaine ravagé où tout est à reconstruire à neuf... Forte de nouvelles bases, humeurs et parfums... Odeurs de sang et cadavres en putréfactions nourrissent la terre, formant l' humus d'où la vie, demain, tirera ses forces. Je t'aime et te fais l'amour, m'extasie sur et avec toi...
Au milieu du chaos ambiant... |
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Ben oui, pourquoi ? Comment ?... ça sert à rien de se poser ces questions là. En attendant, bordel, merde, fait chier ! Tu n'es rien et je ne suis personne. Et la suite résonne dans le vide. Alors, finalement, quoi ? Je me suis plantée ? C'était dégueulasse ? A quoi servent les questions ? A rien. En tous cas pour celles-ci. Ma gorge se serre à me faire mal et j'en perds ma voie. Bien sur, je continue d'avancer, finalement, rien n'a changé. J' ignore où je vais, un pas devant moi et puis un autre, je tremble. Il n'est pas d'autre choix valable en ce monde physique. Même si c'est en automate ignorant des choses de la vie. Même si cela me parait stérile, le but m'échappant.. Comme le silence profond tout autour. Insignifiance de tout ce qui est et ne sera plus. Tôt ou tard. Les vers dans ma chair, faire l'amour avec la mort. Et tenter d'occulter ces choses sans importance. Et pouvoir vibrer encore, la vie n'est qu'un tremblement, autant le ressentir intensément. Tout de suite. Rien. Ou tant... Et plus. Tout ceci ne compte pas... Mensonge ! J'ai mal... C'est important ça ! Inutile de le nier...
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Regarde donc, le soleil rouge s'élève, apportant chaleur et lumière dans mes fragiles murs de brique,
autrefois réfractaires... Ecoute le bruit subtil des rayons imagin'air brulants ma douce peau trop blanche ... Peux-tu entendre le sifflement affolé de notre respiration commune
s'emballant à cette troublante idée, se préparant à... Nous ?... Le clair-obscur des couloirs du temps s'étends à perte de vue... Afin que mes yeux ne puissent plus se baisser devant ton
regard, j'aime pourtant glisser sous ta présence et cacher mon visage dans ton cou... Y déposer un baiser en demi-teinte, embarrassé et emporté, te déclarant vainqueur, pour ton plaisir
et pour le mien. L' infini glisse, s'étale de tout son long chemin... Je me détrompe. Rien n'existe et rien n'est faux. Juste toi, moi et l'envie dévoilée s'emporte d'elle même, s'élèvant
au plus près de ton coeur cognant à m'en briser la poitrine. Et l'effet que tu me fais... Serait-ce que tu viens de ce monde des fées et des elfes ? Malin que tu es... Je veux vivre ce
nouveau moi, l'ancien est mort, assassiné de tes mains adorées. La magie au bout du chemin des mots... Je me défaits et me reconstruis, autre, auprès de ta personne. Après ton passage
ravageur, la sagesse en moi n'est plus, sauf, sauf... A l'abri dans tes bras, si tu le veux... Car toujours, tes désirs...
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Un matin de nuit et de vent. Alors que devant moi tu te tenais, ma rage écumait entre mes dents... Une bave voulant gommer l'outrage. Mais, à demi-moi, je ne puis et je te fuis. Des mots qui m'émeuvent, mais je ne parviens à me mouvoir. Je te vois, j'ai foi en ton âme que je ne blâme : est-ce ta faute si je me pâme ? Décidément, rien ne m'épargne... L'inspiration éparse serait elle ta comparse ? Sans toi, je suis sans aile... C'est bête pour un oiseau de proie... Car alors, je suis sans défense... Ainsi, dévorée par tes maux absents, je signe là quelques lignes indignes.
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Une danse émouvante dans le ciel songeur, je lève les yeux vers toi et échafaude : Se pourrait-il que ?... Et cela changerait-il ne serait-ce qu'un dixième de mon monde ? J'émonde de ma planète le stupide orgueil rougeoyant et élude cette pluie de météorites qui traverse mes rêves insensés. Nos âmes mises à nu, je m'emporte plutôt bien, passe le seuil et t'entraine vers... La poësie de nos vie : des instants volés, volets fermés pour libérer nos instincts... Et demain... Toujours les tiennes, auxquelles je m'abandonnerai... De suite... Tandis que mon coeur résonne, l'esprit déraisonne : tourbillon de sensations par billions...
Mes lumières sont à toi... |
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Juste un instant d'éternité au creux de la lumière diffuse. Nos mains réunies. Mon visage sur ton coeur. Je me détends et me serre au plus près de toi. Je ferme mes paupières saisissant ainsi toute l'essence de ce moment. Mes lèvres goutent ta peau, encore un peu. Tes bras m'enlacent pour rester encore avec moi, tandis que mes mains lachent les tiennes afin de t'effleurer de caresses. Ce soir, nos corps se sont prouvés leur amour, charnellement. Nos âmes rassurées ont approuvé. A présent apaisés, nous glissons ensemble vers le sommeil. Un dernier baiser pour la nuit. J'emporte ta voix, tes mots, tes gestes dans mes rêves et t'accompagne dans les tiens pour prolonger cette sensation de bien être qui nous enveloppe... Le ressens-tu ? |